Bourgogne-Franche-Comté
Julie Floquet
Fondatrice et Gérante de la Wine Trotteuse, Beaune

Posez les bonnes bases avant de créer votre structure

Portrait complet de Julie Floquet

  Bourgogne-Franche-Comté
Julie Floquet
Fondatrice et Gérante de la Wine TrotteuseBeaune

Posez les bonnes bases avant de créer votre structure

Spécialiste du secteur viticole et passionnée de voyages, Julie Floquet est un esprit libre avec des racines bien ancrées. Depuis la Côte d’Or, sa terre d’origine, cette fille d’agriculteurs a fait le tour du monde pour exporter les vins de Bourgogne parmi les plus réputés.

Elle a récemment créé sa propre structure, la Wine Trotteuse, grâce à laquelle elle épaule les vigneron(ne)s sur le plan commercial et administratif, tout en leur apportant du conseil et un accompagnement solide dans leur stratégie de développement.

 

Julie, comment résumerais-tu ton parcours professionnel ? 

 

Pendant 15 ans, j’ai occupé différents postes de responsable export pour de belles maisons et domaines viticoles bourguignons. Plus récemment, la reprise en cogérance d’un domaine viticole m’a permis d’agrandir mon champ d’action et d’aborder tous les enjeux cruciaux pour les viticultrices et viticulteurs, qui doivent savoir tout faire : jongler entre la vigne, la cave, le bureau, la promotion de leurs produits…

Ma volonté d’accompagner les vigneron(ne)s dans le développement de leurs domaines est née de ce parcours, qui m’a permis de connaître le fonctionnement des plus grandes maisons comme des plus petits domaines. C’est là que se trouve toute ma richesse aujourd’hui.
Mais le vrai déclic a été la naissance de mon fils Marius il y a un an. Ma nouvelle vie de maman m’a conforté dans mon idée de me lancer dans ce projet qui mûrissait depuis quelque temps. C’était le bon moment !

 

 

En quoi consiste ton métier chez la Wine Trotteuse?

 

Je n’ai pas un seul métier mais plusieurs en fait. J’aime dire que je suis un « couteau suisse », ça me caractérise bien.

Mes clients savent qu’ils peuvent compter sur moi sur des sujets très transverses.
Les vigneron(ne)s me contactent afin que je leur libère du temps, que je les libère de leurs contraintes administratives et commerciales.

S’ils le désirent, on prend ensemble de la hauteur sur leur organisation et on trouve des pistes d’amélioration. Ensemble nous pouvons également aller chercher de nouveaux marchés en France comme à l’international, après avoir créé les bons outils.
C’est tout un panel de compétences que je mets au service de leur entreprise, le tout à la carte et sans surprise financière puisque tout est devisé en amont.
Je tiens aussi à préciser que je travaille dans un souci de confidentialité absolue, je ne communique jamais le nom de mes domaines.

 

Comment se déroule ta journée type ?

 

Chaque journée est différente et c’est ce que j’aime ! Je m’occupe régulièrement de quatre clients, au rythme d’une journée par semaine chacun. J’effectue en parallèle des missions plus ponctuelles pour d’autres clients, par exemple l’organisation d’un salon, les saisies de DRM (Déclaration Récapitulative Mensuelle) et de DAE (Document d’Accompagnement Électronique), la réalisation d’un livret de presse…
J’ai différentes casquettes selon les besoins de mes clients. Par exemple, en période de vendanges, c’est ma casquette RH qui prend le dessus avec les recrutements des vendangeurs, les formalités à l’embauche, la saisie des TESA…
Aujourd’hui beaucoup de tâches peuvent être réalisées à distance, c’est donc facile d’intervenir sur ces sujets sans être physiquement au domaine.

 

Comment trouves-tu ta région d’un point de vue professionnel ?

 

La Bourgogne est une région très marquée par le secteur viticole : ici on retrouve une multitude de domaines et d’entreprises en lien direct avec le métier de vigneron. Un exemple, rien que dans le village mondialement connu de Meursault qui compte 1500 habitants, il y a une petite centaine de domaines viticoles aujourd’hui en activité. Il s’agit pour la plupart de domaines de taille modeste, et c’est là que je suis la plus utile !

 

 

 

Quel est le plus grand défi professionnel que tu as dû affronter ?

 

Me lancer dans la création de ma société ! Bien entendu, c’est un défi que j’ai choisi et j’avais hâte de faire naître la Wine Trotteuse, mais j’ai longtemps hésité à me jeter à l’eau et à défendre mon expertise et mon travail. Aujourd’hui, je sais que c’était le bon choix.

 

Qu’on soit un homme ou une femme, le challenge entrepreneurial est similaire.

 

Pour réussir son aventure entrepreneuriale, de quels atouts doit disposer une femme ?

Qu’on soit un homme ou une femme, le challenge entrepreneurial est similaire. Toutefois, c’est vrai qu’une maman entrepreneure a souvent une charge mentale un peu plus lourde. J’ai la chance d’avoir un mari présent et impliqué, qui me soutient dans mon projet, et je pense que mon entreprise n’aurait pas vu le jour sans tout cela. Le reste c’est de l’organisation et de la logistique !

 

Quelle est la plus grande différence entre une entrepreneure et un entrepreneur ?

 

Il n’y a pas de différence macroscopique entre hommes et femmes, c’est une question de profil et d’expérience plus que de genre, à mon sens. Mais si je peux défendre la gente féminine, elle aura plus de finesse dans la gestion des relations professionnelles, ce qui peut se révéler un véritable atout dans certaines situations. Une main de fer dans un gant de velours…

 

Il existe une réelle bienveillance entre femmes indépendantes, c’est viscéral, on se comprend et on a envie de s’entraider.

Crois-tu au concept de sororité entre entrepreneures ?

 

Tout à fait oui ! D’ailleurs, j’aime approcher les femmes vigneronnes qui s’installent ou qui souhaitent se développer, on parle le même langage et on a souvent la même finesse dans l’approche des problématiques que l’on rencontre.
Il existe une réelle bienveillance entre femmes indépendantes, c’est viscéral, on se comprend et on a envie de s’entraider.

 

As-tu déjà reçu des coups de pouce ?

 

Pas encore ! Mais j’aime beaucoup en donner, plutôt qu’en recevoir. C’est comme pour les cadeaux : je ne me sens pas forcément très à l’aise quand j’en reçois, mais j’adore en faire !

 

Un conseil pour les jeunes entrepreneures de demain ?

 

Posez les bonnes bases avant de créer votre structure : faites-vous accompagner par un conseiller patrimonial, un expert-comptable ou d’autres professionnels en droit des sociétés, pour bien choisir votre statut juridique en fonction de votre situation.

 

Bien travailler ces sujets en amont vous permettra de faire le meilleur choix et d’être sereine pour la suite.

 

Et n’oubliez pas de parler de votre projet à votre entourage, pour qu’il vous rassure et vous soutienne, il est primordial d’être bien entourée pour se lancer !

 


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Un portrait rédigé par Alessia Strinati
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